Mbappé, Messi, Vozinha… l’équipe-type de cette J1 de Coupe du monde !
Vingt-quatre matchs de Coupe du monde dans la musette, bravo à tous ceux qui auront tenu le rythme. Il n’empêche qu’il y a des matchs et des performances qui nous ont fait veiller jusqu’au bout de la nuit, et qui méritent d’être souligné. De la star mondiale à la belle histoire, il y en a pour tous les goûts !
Gardien de but : Vozinha (Cap-Vert)
Cette première journée aura été l’occasion pour de nombreux gardiens de faire leurs marques. Zion Suzuki pour le Japon, Mohammed Al-Owais pour l’Arabie saoudite ou l’illustre Patrick Beach dans les cages de l’Australie. Mais il n’y aura aucune surprise. Bien évidemment qu’il fallait mettre celui devenu une icône de cette Coupe du monde (et on ne parle pas de Tim Payne). Premier match des Requins bleus dans la reine des compétitions, et il y a un gardien de quarante ans qui enchaîne les arrêts d’handballeur face à une Espagne chiante comme la pluie. La faute à l’absence de Nico Williams de Lamine Yamal. Un portier de quarante ans qui n’a peut-être plus l’agilité d’un jeune loup, mais qui manquera pas de pleurer comme un gosse au moment de penser à sa famille, n’ayant pas pu prendre l’avion. Une image faisant la beauté du Mondial.
Latéral droit : Ramin Rezaeian (Iran)
Dans cette équipe porteuse d’espoir au vu du traitement inqualifiable de Donald Trump, on s’attendait plutôt à ce que Mehdi Taremi porte la Team Melli. Pourtant, l’avant-centre de l’Olympiacos se fera éclipser par un vétéran décisif à deux reprises. Une action collective menée par sa simple vélocité, puis un beau centre pour Mohammad Mohebi. Passé un an par la Belgique à Ostende, le vétéran de 36 ans demeure aussi une grande star en Iran. Au point d’avoir le melon pour chambouler Cristiano Ronaldo quand il affrontait le Portugal : « J’apprécie beaucoup Ronaldo, et ça m’a fait un drôle d’effet de jouer contre lui. Je l’ai un peu taquiné… Je lui ai même dit : “Si ça ne te plaît pas de me jouer, change de camp et va jouer de l’autre côté” ». Une phrase qui deviendrait vraie en 2026.

Le fantôme de Téhéran.
Défenseur central : Wilfried Singo (Côte d’Ivoire)
Plus que jamais, 2026 est l’année de la Côte d’Ivoire. En plus d’une victoire de gala contre l’équipe de France, les Éléphants auront produit le plus match des Poules jusqu’ici. Une rencontre intense, pleine de belles séquences avec ballon jusqu’à la délivrance d’Amad Diallo. Mais quand un Équateur tout aussi sérieux et qu’Agbadou montre des sautes de concentration, c’est bien le taulier du Galatasaray qui tient la baraque. Pour couronner le tout, une permutation avec Odilon Kossonou permet à l’ancien latéral de métier (jouait côté droit au Torino) de proposer une montée de 70 mètres avant d’offrir le but de la victoire. Jusqu’où ira-t-il ?
Wilfried Singo is an absolute engine. Dropped the shoulder, ate up the flank, and put it on a plate for Amad. 25 years old, CB who pockets wingers and can casually do this at RB.
Ineos make the bid ASAP.pic.twitter.com/NveA4aOsi3 https://t.co/4uEWEeoAqG
— TopCee (@UtdTopCee) June 15, 2026
Défenseur central : Dayot Upamecano (France)
Alors qu’on se questionnait sur l’état physique de William Saliba, le patron du Bayern Munich confirme le même statut au sein des Bleus. Contre un Sénégal à la partition cohérente, Dayot fait ce qu’il fait en Bavière : couvrir toute une défense en sous-nombre constant. En demi-finale de Ligue des champions comme face aux Lions de la Téranga, tu peux être serein en toutes circonstances. En route pour la troisième étoile.
Latéral gauche : Richie Laryea (Canada)
Quand on vous parle d’un latéral gauche canadien, capable de faire la pluie et le beau temps de par son explosivité, vous pensez à ? Perdu ! Il y a aussi Richie Laryea. Portant fièrement les couleurs de Toronto, sa ville natale, le dragster n’a jamais réussi à passer ce cap, faute à un passage anecdotique à Nottingham Forest. Qu’importe, la Bosnie se retrouvera souvent impuissante devant cette vague offensive et ce gars d’un mètre 75, fortiche dans les duels et capable de trouver ses compères dans les surfaces. Sans parler de ses fautes grattées par douzaines, utiles pour empêcher que l’équipe d’Edin Dzeko.
Milieu central : Ayoub Bouaddi (Maroc)
Il y a un mois encore, on se demandait s’il ne devait pas être sélectionné en Équipe de France. Bientôt, il y aura des regrets. Troisième cape internationale, testé d’entrée au mitard contre le Brésil par un Mohamed Ouahbi en recherche de repères… Le natif de Creil se comportera comme un triple champion du monde, à tempérer le jeu des Lions de l’Atlas, distribuer avec sérénité et se démener sur chaque ballon près de sa zone. La grande première du duo avec l’autre nordiste Neil El Aynaoui aura été une réussite brillante. Au point de pester que Vinicius ait remporté ce trophée d’homme du match…

Tu peux pas test la puissance de la Cavée.
Milieu central : Hwang-in-beom (Corée du Sud)
Avant leur entrée en lice, on n’attendait pas grand-chose des guerriers Taeguk, hormis de grosses fulgurances de Lee Kang-in comme à la dernière Coupe d’Asie. Mais le supersub du PSG se verra épaulé par un box-to-box du nom de Hwang-in Beom. Un parcours de baroudeur (Russie, Serbie, Grèce) avant de se poser au Feyenoord. Des belles passes dans le bon tempo, mais surtout une activité voyante, menant au but égalisateur contre des Tchèques en blanc. Alors qu’il approche de la trentaine, ça sent le bon coup pour un club plus modeste…
Ailier droit : Yan Diomandé (Côte d’Ivoire)
Dans les faits, peut-être que Crysencio Summerville aurait été plus légitime dans ce onze. Mais le cœur parle. Voir ce gamin de dix-neuf ans constamment provoquer, faire souffrir les ailes équatoriennes comme il a fait souffrir celles de Bundesliga, ça laisse rêveur. De quoi faire taire ceux qui se plaignent qu’il n’y a plus de dribbles dans le football de 2026. Pourtant, le gamin d’Abidjan aura fait pleurer le monde entier, le jour où il adressera une lettre à sa petite sœur, décédée à quinze ans dans des circonstances tragiques. Plus que pour une patrie, la pépite de Leipzig se battra pour Roxane, et réaliser les rêves qu’ils faisaient dans leur chambre.
“I wrote this because I can’t speak about it.
I wrote this because I want you to know that I will make sure that you live on.”@RBLeipzig and @equipenatciv winger Yan Diomande on the life of his sister, Roxane. https://t.co/6wQmpdWTSi
— The Players’ Tribune (@PlayersTribune) June 17, 2026
Milieu offensif : Lionel Messi (Argentine)
La Pulga est d’une cruauté monstrueuse. Pile au moment où l’on pouvait encenser Michael Olise pour la magnificence de son jeu en tant que numéro 10, fallait qu’il aille punir l’Algérie. Dans une Albiceleste plus soudée que jamais, le maître se montrera intraitable face aux bévues de Luca Zidane. Mais aussi devant l’apathie des Fennecs, avec une bastos à vingt-cinq mètres qui réveillera tout un public à trois heures du matin. Allez, vite, qu’on mette dans le rétroviseur l’horrible record de Miroslav Klose.
Ailier gauche : Julian Quiñones (Mexique)
En dehors de Gilberto Mora, le Mexique avait très peur du manque de talents offensifs pour embellir sa Coupe du monde à domicile. Si Raúl Jiménez renaîtra tel un phénix dans le mythique Estadio Azteca, un autre gars deviendra le fer de lance de la Tri. Né dans les régions pauvres de Colombie, Julian Quiñones a tenu à représenter le pays l’ayant accueilli depuis ses seize ans. Un pays dans lequel il a tout gagné et tout arraché, et qu’il sublimera de par son activité de feu, faisant tourner la tête à des Bafana Bafana inexcusables. Le meilleur Colombien de cette soirée, devant Shakira et son tube bien fade.
Avant-centre : Kylian Mbappé (France)
Liberté, égalité, Mbappé. Un slogan qu’on aime tellement sortir dans les beaux jours. Légitimement, on craignait que le Kyks refasse des siennes à se prendre pour le meneur de jeu et le finisseur. Ce qu’on a enduré dans une première période atroce et amorphe contre le Sénégal. Puis il a tenu ses promesses. Un beau geste d’attaquant sur un service de Michael Olise, puis un missile peu orthodoxe dans les dents d’Edouard Mendy. Devant quelques Irréductibles Français, encore un autre qui explosera le record de Klose.

Il ne nous aura pas joué de la flûte.
Douzième homme : Christ Inao Oulaï (Côte d’Ivoire)
Le site ne pouvait pas faire une composition sans rendre honneur au joker de luxe. Sans surprise, la distinction reviendra à la Côte d’Ivoire, ayant fait venir une armada pour gagner son premier match. Amad buteur, Ange-Yoan Bonny et enfin le milieu de Trabzonspor qui a donné le plus de relief que Seko Fofana et ses quinze frappes au but. Capable de bonifier des ballons, il aura été un facteur X face à un Équateur n’ayant pas la même force de frappe. Plus que jamais, l’épopée est de mise.
Entraîneur : Darren Bazeley (Nouvelle-Zélande)
Oui, des gars comme Mohamed Ouahbi mériteraient plus. Mais il faut savoir donner des points à l’équipe la plus modeste de la compétition. On pouvait craindre le pire pour les All Whites, suite à un revers à domicile contre la Finlande puis une gifle face à Haïti (0-4) en guise de préparation. On pouvait craindre de voir le pire match du monde, à 3 heures du matin contre l’Iran. Mais il n’en sera rien. Les insomniaques seront récompensés par un match plaisant, en plus de proposer de belles phases de jeu. Que ce soit par le jeu en pivot de Chris Wood ou l’action d’école conclue par Elijah Just. Les deux buts pris laissent peu de suspense pour ce qu’il se passera contre la Belgique et l’Égypte. Mais après tout, pourquoi ne pas réussir la même performance qu’en 2010 ?
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