Roberto Martinez, le larron de Catalogne qui a sclérosé le Portugal
Intronisé au lendemain d’une énième Coupe du Monde ratée, le Catalan Roberto Martinez avait pour ambition de mener le Portugal vers un nouveau titre. Conviction que seul lui, Cristiano Ronaldo son capitaine et Pedro Proença, son président de la Fédération Portugaise de Football, semblaient partager. Autopsie d’un crash annoncé depuis quatre ans. Veni, Vidi, Perdidi.
Écrit par Guillaume Martin, un franco-portugais bien en colère.
Au sortir du mandat d’un Fernando Santos déjà à bout de souffle, le peuple portugais aspirait à une vague de changement après l’affront de l’élimination en quart de finale face au valeureux Maroc. Pour ce faire, la FPF a placé sa confiance en Roberto Martinez. L’Espagnol sortait alors d’une élimination en phase de poules qui avait retourné la Belgique, ce qui pouvait laisser place aux doutes dans la tête des Portugais.
Joueur banal des divisions inférieures anglaises, Roberto Martinez entame sa carrière de coach à Swansea, au Pays de Galles. Il glâne un titre de champion de 3e division, puis une FA Cup avec Wigan en 2013, qui a le mérite d’être saluée. Néanmoins, que justifie son passeport diplomatique et sa longévité au sein de si grandes nations comme la Belgique ou le Portugal ? La réponse, personne ne la détient. Pourtant, il aura passé six ans à Tubize, sabotant la meilleure génération de l’histoire de la Belgique. En tout cas, c’est la pensée de Radja Nainggolan, lâchant que « la Belgique aurait pu remporter des titres si elle avait investi une seule fois dans un bon entraîneur ». Au-delà de la rancune, être incapable d’aller chercher le sacre en 2018, où les Diables Rouges étaient pourtant favoris, ça a fait très mal à l’ego. S’ensuivent un revers en quart de finale de l’Euro 2021 face à l’Italie, puis une fin en eau de boudin au Qatar où les Belges trouveront le moyen de ne pas passer les poules de la Coupe du monde. Tout laissait à penser que ce semblant de sélectionneur aurait du mal à retrouver un banc. Sept jours plus tard, le Portugal s’érige en bon samaritain, en offrant quatre millions annuels à ce flibustier qui n’en demandait pas tant.
Champion du monde des matchs amicaux
Forcé, le peuple portugais n’a d’autre choix que d’acquiescer, dirigés par une Fédération royaliste qui ne fait ce que bon lui semble et faisant passer ses intérêts personnels avant ceux du pays. Prenez une liste de Roberto Martinez, n’importe laquelle, et comptez le nombre de joueurs représentés par Jorge Mendes. Vous pouvez en tirer les conclusions que vous voulez, mais la méritocratie n’existe pas à Lisbonne. Cela donne des incompréhensions totales comme Toti Gomes en sélection ou encore Carlos Forbs, qui impactent même le terrain. Des joueurs jouant à des niveaux non-compétitifs comme la Saudi Pro League ont tout de même une place bien au chaud. Ruben Neves titulaire un match sur deux, Félix de même, sans parler de Ronaldo, sont une fois de plus des marqueurs de l’égoïsme des dirigeants portugais. Cristiano Ronaldo est lui aussi un responsable de ce sabordage, en soutenant cet homme qui lui offre 90 min à tous les matchs, un échange de bon procédés. Cela fait bien longtemps que le quintuple Ballon d’Or a fait passer ses intérêts personnels avant de son pays, quitte à le prendre en otage.
🚨 CRISTIANO RONALDO FAIT LES ÉLOGES DE ROBERTO MARTINEZ ! 🇵🇹🫂
« J’ai adoré travailler avec Roberto Martínez.
C’est un grand être humain et un grand entraîneur !
Ce qu’il a fait pour le Portugal, c’est très GRAND ! Il mérite des compliments. »
(ZM) https://t.co/OTM5r6opDT pic.twitter.com/YYcawQeI59
— Instant Foot ⚽️ (@lnstantFoot) July 6, 2026
Pour entamer son mandat, Roberto Martinez décroche un succès 4-0 contre le Liechtenstein, puis une gifle 6-0 au Luxembourg, qui auront suffi au portugais moyen pour remonter dans le train. Cette supériorité dans les matchs sans enjeu ont dicté le quotidien des amateurs de la Seleção, et peut-être même des joueurs, faisant un trop plein de confiance, et tombant dans le dur face à un adversaire de top niveau. Envoyer l’équipe-type sur des matchs “cacahuète” pour gagner 9-0 face au Luxembourg et donner grain à moudre à Cristiano, tel a été le leitmotiv de coach qui n’a ni l’étoffe, ni les compétences, mais le costard. Même la communication, il ne sait pas faire.
Menteur, manipulateur et déconcertant
Ce qui surprendra toujours chez Roberto Martinez, c’est sa manière de désamorcer une situation périlleuse comme celle de l’Euro 2024, lorsque le Portugal était passé dans un trou de souris face à la Slovénie. « Pendant tout le match nous avons bien joué et eu beaucoup d’occasions. Le terrain ne nous a pas aidé avec le ballon », disait-il en conférence de presse. Synonyme, une fois de plus, de la déconnexion du « Mister ». Malgré tout, la Ligue des Nations, elle aussi décrochée sur des individualités (notamment Nuno Mendes), pas grâce à un coach sans réel plan de jeu, aura réussi à légitimer sa place pendant encore un an.
Nous pouvons être fiers, très fiers de notre match face à l’Espagne. Je pense que c’était notre meilleur match de la Coupe du monde.
Roberto Martinez, déconneur.
Une fois n’est pas coutume, la Coupe du monde 2026 n’a pas été préparée, une fois de plus, le peuple a cru en sa nation après une victoire à l’arrachée, et une fois de plus, il a été déçu. Cette équipe-là est dirigée par le nabab Cristiano Ronaldo, qui paralyse lui aussi la sélection depuis quatre ans. Ajoutez à cela, des leaders en clubs qui n’ont jamais répondu présent en une centaine de sélections (Bruno Fernandes et Bernardo Silva), un milieu parisien très loin de son contexte paradisiaque dans la capitale puis la blessure de Nuno, bluffant dans ses duels face à Lamine Yamal… Le Portugal n’avait aucune chance face à l’Espagne. Comme pour tirer sur l’ambulance, le coach espagnol a enchaîné les sorties honteuses après le match en conférence de presse : « Nous pouvons être fiers, très fiers […] Je pense que c’était notre meilleur match de la Coupe du monde. » Ou encore : « En prolongations il aurait été intéressant de voir Gonçalo Ramos », le joueur qui te sauve l’arrière-train face à la Croatie, mais qui n’a pas eu le droit à une seule minute au tour suivant.
Pour mettre un terme à cette esbrouffe, l’ancienne gloire du foot portugais Ricardo Quaresma n’a pas hésité à fusiller l’Espagnol assis sur le banc depuis quatre ans : « J’en ai assez de me répeter, mais Martinez ne m’a jamais impressionné. Depuis son arrivée, je n’ai jamais vu l’équipe nationale faire un bon match. Il a essayé cinquante tactiques, aucune n’a marché. » Au micro de LiveModeTV, l’ancien crack du Sporting n’a pas hésité à tacler, lui, qui a porté sa sélection en 2016, où le Portugal était allé au bout avec une équipe disposant de beaucoup moins de qualités, mais qui constituait un vrai groupe soudé.
La fin du supplice pour les portugais est proche, le sélectionneur espagnol ayant déjà annoncé son départ. Qui pour la suite ? La presse portugaise annonce Jorge Jesus, un vieux de la vieille, qui n’est pas non plus le coach de l’année. Il est aussi l’ancien coach de Ronaldo à Al-Nassr, ce qui pourrait encourager le vieux à prolonger son aventure en sélection, peut-être jusqu’à l’Euro 2028. Une chose est sûre, rien ne pourra être pire que l’homme dont on ne veut plus prononcer le nom.

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