Sochaux : récit de onze ans de souffrance pour les supporters
Vendredi 15 mai 2026. Le Stade Bonal jubile. Le FC Sochaux-Montbéliard, passé près de la disparition trois ans plus tôt, retrouve le monde professionnel et la Ligue 2 qu’il avait quitté pour des raisons administratives. Le temps n’est plus figé, et le club Doubiste peut entrevoir l’avenir de manière plus sereine. Flashback sur une décennie de misères semblant enfin derrière les Lionceaux.
Pensionnaire de l’antichambre depuis sa descente en 2014, l’ancien recordman des saisons en Ligue 1 (66 saisons dans l’élite) est un habitué des difficultés financières. Dès sa nomination comme PDG de PSA, Carlos Tavares souhaite céder le club pour réduire ses frais. En juillet 2015, la cession est officialisée en faveur de la holding chinoise Tech Pro par le biais de sa société LEDUS (qui comme son nom l’indique, est spécialisé dans la vente de LED). Cette dernière s’implante de ce fait à Mulhouse, non loin de Montbéliard. Le groupe est la propriété du peu scrupuleux homme d’affaires Wing Sang Li, épinglé pour avoir tiré sa fortune personnelle sur une escroquerie de grande ampleur à base de sociétés écrans au sortir du krach boursier de 2008 (une histoire suivie par le documentaire The China Hustle).
Alors que des propositions françaises sont sur la table, des rumeurs insistent que le choix a été suggéré par le nouvel actionnaire chinois de PSA, Dongfeng. Une vente d’environ sept millions d’euros, dont la valeur exacte était au final 50 000 euros. Dès son arrivée, il nomme Ilja Kaenzig directeur général du Club. Le cadre suisse possède des expériences en gestion dans le football outre-Rhin, et son salaire sera révélé des années plus tard : 663.087 euros annuels (dont 145.000 d’avantages en nature). Une somme énorme pour un dirigeant de Ligue 2. La société LEDUS devient sponsor maillot sur un deal prévu de 150 000 € par saison ; que le club n’a pourtant jamais vu dans ses comptes bancaires.

Wing Sang Li, fantomatique et énigmatique, premier acteur de la déchéance du FCSM
Une ingérence espagnole de six mois
Alors que le club est sauvé de justesse par la DNCG en 2018, la situation du club devient une affaire politique entre deux Etats. Dans tout ce marasme viendra le dernier coup lumineux (à base de LED) du propriétaire. Alors que les supporters demandent des comptes, Wing Sang Li signe une convention avec le groupe Baskonia pour déléguer la gestion du club à son confrère espagnol. Le groupe basque, propriétaire de différents clubs sportifs et Esportifs (dont Alavés au football et le Saski Baskonia au basket), apporte sa dose de divertissement dans le Doubs. Après 89 années, Sochaux devient un vulgaire club satellite d’une holding espagnole.
Dès leur arrivée, le directeur sportif David Vizcaino pointe le bout de son nez. Fort de plusieurs expériences à l’international, il décide d’utiliser son réseau pour remanier le club de A à Z. Plusieurs salariés espagnols sont nommés dans le staff ainsi que dans des secteurs comme la billetterie. Par le biais de ses différents clubs, ce sont neuf joueurs issus de la galaxie Baskonia qui arrivent en prêt ou libre. Des joueurs comme Ermedin Demirovic, Rafa Paez ou Madger Gomes arrivent dans le Doubs. Et des pioches comme Olivier Verdon se pointent, avec une promesse de contrat à Alaves si jamais ils performent à Sochaux.
𝟮𝟬𝟭𝟴
Chabaud, le 2nd terrain d’entraînement, est abandonné par Baskonia car le système d’arrosage est défaillant et le terrain trop sec.Il se transforme en déchetterie et les supporters décident de ramasser les déchets et de les déverser sur le parking des joueurs. pic.twitter.com/dBxdlhvbkq
— La Sochalie (@LaSochalie) November 27, 2022
Au bout de trois mois, les résultats sont catastrophiques et les supporters constatent d’autres soucis extrasportifs. En effet, le terrain d’entraînement de Chabaud est abandonné, pendant qu’une affaire d’emplois fictifs avec ruptures conventionnelles généreuses est révélée. Des supporters vont même jusqu’à jeter les déchets accumulés sur le terrain devant les vestiaires du club. Les joueurs sortent pour échanger avec les fans, et des échanges tendus terminent sur des menaces physiques de Verdon et des menaces de mort en espagnol par d’autres personnes. Après six mois rocambolesques, Baskonia plie bagages, s’estimant lésé dans l’accord passé avec la direction du club. Les espagnols avaient comme objectif de racheter à terme le club, mais s’étaient fait berner par l’expert de pathos Wing Sang Li.
Le club cédé à Nenking pour éponger les dettes de Tech Pro
Après avoir tenté d’acheter une Tesla au nom du club pour son épouse, WSL est déclaré en faillite personnelle et se voit remplacé par Frederic Dong Bo en 2019, à la tête de la société suite à la suspension de l’action Tech Pro à la Bourse de Hong Kong. Cependant, un nouveau changement de propriétaire s’opère publiquement en avril 2020. En effet, après l’échec du remboursement d’un prêt à gage de Tech Pro, le club est « donné » en gage au géant de l’immobilier chinois. La fin de cinq années dans lesquelles le FCSM s’est vu sauvé au dernier moment par la DNCG pendant trois années consécutives. Chaque fois grâce à des ventes de joueurs issus de son centre de formation, véritable institution à la française et pionnier dans l’Hexagone. Parmi les noms, on retrouve Lucien Agoumé à l’Inter Milan ou Maxence Lacroix à Wolfsburg.
Afin de gérer les opérations en France, Samuel Laurent, grand reporter et spécialiste du Moyen-Orient et soldat éphémère au Myanmar (depuis ses ouvrages sont contestés, l’armée birmane n’a jamais entendu parler de lui), est nommé directeur général. L’intéressé n’a jamais eu d’expérience managériale ni de CV dans le football. Sentez-vous l’odeur de poudre dans l’air ?
Une folie des grandeurs et opération mission impossible (2020-2023)
De frôler de peu à la montée à la menace d’une liquidation judiciaire
L’heure est à la restructuration du FC Sochaux-Montbéliard. Un projet de remontée en trois ans est présenté par Frenkie Yau, PDG des Lionceaux. Les saisons sportives se suivent et sur le terrain la situation devient plus sereine. Avec en apothéose une accession en finale des barrages pour la Ligue 1 lors de la saison 2021-2022, malheureusement défaits par Auxerre. Plusieurs jeunes du centre de formation font leur éclosion, mais les sorties publiques de Samuel Laurent inquiètent. Notamment lors de l’agression d’un gérant de restaurant en 2020 sous le coup de l’alcool (l’occasion de rappeler que l’alcool est à consommer avec modération). La saison suivante démarrera en trombe, avec le départ de l’enfant du club Omar Daf pour Dijon. Une trahison par Laurent, qui alimentera des tensions médiatiques et en interne.
Après une fin de saison compliquée et huit défaites d’affilée, une autre, extrasportive, sonnera le glas d’une année 2023 déchirante pour les fans. Le 28 juin 2023, la DNCG prend la décision de rétrograder le club jaune et bleu en raison de sa situation déficitaire importante. Pour cause, Samuel Laurent, avec l’aval du propriétaire, a fait vivre le groupe pro bien au-delà de ses moyens. Un quitte ou double pour jouer la montée, qui se solde par une huitième place dans une saison sans playoffs suite à la réforme des ligues professionnelles après avoir joué la montée toute la saison mais plombé par une disette inédite en fin de saison.

Samuel Laurent, directeur général du FCSM version Nenking, principal acteur de la déchéance du club (Crédit photo : Etienne Garnier / l’Equipe)
Une opération sauvetage de grande envergure
Le club se retrouve endetté à hauteur de 22 millions d’euros. Un communiqué est publié pour annoncer que Nenking s’engage à combler le déficit pour assurer la continuité des opérations. Une annonce d’autant plus étonnante que le promoteur immobilier subit de plein fouet la crise immobilière en Asie. Le club vend à la pelle et bénéficie d’aides importantes des collectivités pour trouver le moyen de combler les trous. Dans un élan de solidarité, plusieurs clubs jouent le jeu au lieu d’attendre de voir Sochaux couler pour signer gratuitement les joueurs ; en atteste le Havre et la vente de Rassoul N’Diaye, Eliezer Mayenda à Sunderland ou Lyon avec Skelly Alvero.
Après une quinzaine marquée par une multitude de mutations de joueurs, le verdict tombe le 11 juillet : la DNCG confirme sa décision en appel suite au refus de garantie de Nenking, qui au final ne peut se permettre de renflouer les caisses.
« Au regard de la situation du marché immobilier chinois qui s’est à nouveau détérioré au deuxième trimestre 2023, le Groupe Nenking n’a pas été en mesure de dégager la trésorerie adéquate pour combler le déficit prévisionnel du FC Sochaux-Montbéliard.
C’est donc sans cet élément à fournir concernant un virement bancaire en provenance de Chine que le FCSM s’est présenté ce mardi 11 juillet devant la DNCG d’appel. Cette dernière a confirmé sa décision de rétrogradation en National 1. »
Compte à rebours et le miracle franc-comtois
Suite à cette décision, le club est désormais contraint de trouver des financements : même si la rétrogradation est réelle, Sochaux doit valider un budget pour la saison 2023/2024. Et dans la situation actuelle, le club est en situation délicate et un départ en National 3 avec liquidation de la SASP est envisagé. Ce qui entraînerait la perte de centaines d’emplois directs comme indirects et du centre de formation. Inenvisageable pour les supporters. Le club cesse ses activités le 14 juillet devant 3.000 supporters venus assister au dernier entraînement.
Dans ce contexte, plusieurs acteurs se mobilisent. Romain Peugeot, arrière-petit-fils du fondateur du FCSM en 1928, rentre dans la danse. Homme d’affaires, ce dernier avait déjà tenté de racheter les pensionnaires de Bonal via un consortium en 2017, sans succès. En deux semaines, sept millions d’euros sont réunis grâce à l’aide de multiples investisseurs et des avances des services publics comme le Grand Belfort et Pays de Montbéliard. Pour autant, cela ne suffit pas au CNOSF qui rend un avis défavorable ainsi le Tribunal Administratif qui enterre le projet de reprise.
En parallèle, l’association Sociochaux, menée par des amoureux du club, lance son projet d’actionnariat participatif qui réunit plus de 700.000 euros en un été. Cela motive le légendaire Jean-Claude Plessis avec son acolyte Pierre Wantiez à effectuer leur retour et tenter le coup. Avec Romain Peugeot et plusieurs entrepreneurs et particuliers issus de Franche-Comté, un dossier de la dernière chance est déposé. A force d’acharnement, de sueur et de larmes, le club est autorisé à évoluer en National 1 le 17 août 2023. L’impossible est devenu possible, et bien que certains experts laissent entendre que le statut du FCSM en France a joué sur la longueur des procédures, le premier club professionnel de France survit grâce à l’élan de toute une région dévouée et passionnée.

Venus assister à plusieurs entraînements durant l’été, les supporters du FCSM célèbrent la décision du 17 août 2023 (Crédit : FCSM / DR)
Trois années de reconstruction et de stabilisation (2023-2025)
Afin de purger les dettes et évoluer dans de bonnes conditions au troisième échelon, Jean-Claude Plessis et Pierre Wantiez furent confrontés à des choix difficiles. En effet, un plan social de grande envergure pour réduire les effectifs (180 salariés, NDLR) est lancé. La masse salariale des joueurs est encadrée pour ne plus tomber dans la folie des grandeurs. Pendant ce temps, l’association Sociochaux, aidé des autres groupes de supporters comme Tribune Nord Sochaux, Supporter Club ou Boys 90, effectue des travaux de restauration du Stade Bonal ainsi que des appels aux dons pour financer des rénovations au centre de formation de Seloncourt.
Le club signe de nouveaux partenaires et intègre son équipementier Eldera au capital du club. Ce capital social, au départ dévalué en AG extraordinaire fin 2025, a été drastiquement augmenté en mars dernier. Les doubistes annoncent même dans la surprise générale le retour de Peugeot en partenaire sur les maillots du club, sans pour autant prendre une participation dans ce dernier.

La signature de Peugeot douze ans après son retrait du club permet de renouer des liens fragilisés durant la présidence de Carlos Tavares (Crédit : FCSM / DR)
Si la première saison s’est avérée prometteuse (huitième place sans être inquiété sur la saison, et un bilan satisfaisant au vu de l’urgence de créer une équipe), les hommes de Karim Mokkedem puis Frédéric Bompart ont joué avec le feu et le maintien sur tout l’exercice 2024-2025 avec un sauvetage in extremis.
La troisième sera la bonne (2025 à Aujourd’hui)
Au sortir de cette saison compliquée sur le plan sportif, Sochaux met cartes sur tables et ambitionne son retour en Ligue 2. Rester une quatrième saison en National signifierait la perte du statut professionnel et par conséquent de l’agrément du centre de formation. Une peur effacée par la suite avec l’annonce de la Ligue 3 en cours de saison.
Toujours est il qu’avec l’incertitude du déploiement, Sochaux revoit grandement sa stratégie de recrutement pour éviter toute déception. Après avoir misé sur plusieurs « noms » du championnat de France dans son recrutement (Corentin Jean, Kevin Zohi, Moussa Doumbia…), le club privilégie le choix du joueur d’expérience en N1. C’est dans ce contexte qu’arrivent dans le Doubs des habitués comme Benjamin Gomel (Boulogne, Sedan, Nancy), Jonathan Mexique (Cholet, Châteauroux, Nîmes) ou encore Bendjaloud Youssouf (Châteauroux, Orléans, Le Mans). Vincent Hognon remplace Frédéric Bompart sur le banc après une demi-saison dans un Valenciennes fraîchement relégué.
Le groupe bénéficie d’un bon équilibre à tous les postes en termes de profil et intègre progressivement des joueurs issus du centre comme Elie N’Gatta, Aboubacar Sidibé et Honoré Bayanginisa. Des cadres comme Mehdi Jeannin ou Matthieu Peybernes viennent compléter le tout dans une division où les groupes ne sont pas très élargis à cause des restrictions liées aux feuilles de match (onze joueurs de champ et cinq remplaçants).
Une régularité notable puis une fin de saison poussive
Très compétitif à tous les niveaux, chaque match de National est abordé à sa manière par les coéquipiers d’Arthur Vitelli. Avec quatre victoires en cinq rencontres pour démarrer, Sochaux annonce la couleur.
Toutefois, des fragilités commencent à se faire ressentir dans le jeu des Lionceaux. Bien que l’équipe profite du panel technique de joueurs comme Aymen Boutoutaou et Benjamin Gomel ainsi que le rôle essentiel de Julien Masson dans l’entrejeu, l’équipe a du mal à garder un niveau de jeu constant sur 90 minutes. Plusieurs rencontres démarrent sur les chapeaux de roues mais des baisses d’attention et de rigueur se font ressentir à chaque retour de vestiaire. De quoi occasionner des retours au score de leurs adversaires, formant une série de sept rencontres avec un retour au score adverse (quatre victoires et trois nuls). Cependant, ses opposants à la montée comme Rouen, Orléans, ou même Fleury accusent une irrégularité dans les résultats plus prononcée qui permet au FCSM de s’envoler au classement avec Dijon.

Benjamin Gomel et Kapit Djoco, grands artisans de l’attaque sochalienne avec 12 et 11 buts chacun (Crédit : FCSM / DR)
Depuis début avril, le club quasi centenaire n’a trouvé le chemin qu’à une seule reprise contre Bourg-en-Bresse. Pire, le club enregistre sa première défaite en treize rencontres contre Versailles. Plusieurs occasions manquées de valider la montée contre Valenciennes (1-1) et Châteauroux (1-2) dans le money time de la saison viennent ajouter une pression supplémentaire à cette dernière journée.
La consécration au bout du suspense
Dans un stade Bonal rempli en trente minutes à la sortie de la billetterie, un match nul suffit pour valider la montée pour les Lionceaux. Il faudrait un scénario catastrophe pour que Sochaux doive passer par les barrages. Seul Fleury (climatisé en bonne et due forme à Bondoufles) avec trois points de retard et un goal average de sept buts en moins peut encore gâcher la fête. Dans ce contexte, les joueurs de Sochaux reçoivent le Puy, longtemps dans la course à la troisième place.
Après avoir pris rapidement l’avantage en première période grâce à Boutoutaou et Bendjaloud, les hommes de Vincent Hognon subissent au retour des vestiaires. Remontés au score, un carton rouge en fin de rencontre viendra sceller le match nul. Un point suffisant pour la montée, avec la défaite de Fleury contre Rouen au même moment. Sochaux l’a fait. Trois ans après sa rétrogradation, la Franche-Comté est de nouveau représentée dans le monde professionnel.
🔥 Le 𝐅𝐂𝐒𝐌 est de 𝐑𝐄𝐓𝐎𝐔𝐑 en @Ligue2BKT 💛💙
🦁 Trois ans après l’avoir quittée, Sochaux vivra à nouveau dans l’antichambre de l’élite du football français 😍
𝗠𝗘𝗥𝗖𝗜 messieurs. 𝗠𝗘𝗥𝗖𝗜 peuple sochalien 🥹#FCSMLigue2 pic.twitter.com/LFpNn7MkZg
— FC Sochaux-Montbéliard (@FCSM_officiel) May 15, 2026
Dès la reprise du club par la Fiducie FCSM 2028, l’objectif était de retrouver la Ligue 1 pour le centenaire du club. En partant de ce constat, cela laisse à Sochaux deux années pour y parvenir. Hormis trois joueurs et trois prêts, tous les joueurs sont sous contrat à minima jusqu’en 2027. La direction sportive, menée par Julien Cordonnier, peuvent décider de faire peu de signatures et faire confiance au bloc de joueurs actuel. Surtout qu’avec la descente de la réserve en Régional 1, le club risque de privilégier des joueurs d’expérience pour permettre aux jeunes de remonter en National 2 (nouveau nom du N3 à la rentrée, NDLR) et se concentrer sur une stabilisation en Ligue 2. Ou pourquoi pas faire le back-to-back comme Le Mans cette année ou des clubs comme Bastia, Metz, Troyes, Strasbourg ces dernières années.
Billet d’humeur de l’auteur : un peuple a pris sa revanche
Fervent supporter du FCSM depuis vingt ans, la libération de ce vendredi fut immense. Présent de la création de Sociochaux jusqu’à la fin de l’opération sauvetage en 2023, j’ai connu toutes les périodes de crise du club depuis 2016, alors que nous n’étions toujours pas remis du traumatisme du 17 mai 2014 et le spectacle de Daniel Wass pour nous envoyer en Ligue 2.
C’est la fin de dix ans de souffrances pour tout supporter du club. Un peuple qui s’est uni sur les forums puis les réseaux sociaux pour mettre à la lumière du jour les supercheries. On parle de personnes investies pour traduire les documents de la Bourse de Hong Kong de Tech Pro ou de retrouver les notes de frais de Wing Sang Li et les ingérences espagnoles.
L’initiative Sociochaux a toujours été dès le départ de permettre aux supporters de devenir acteurs de la réussite du FCSM. Alors que toutes les chances étaient contre nous, on s’est accrochés et on y est arrivés. Bien que nous n’étions pas les pionniers, nous étions les premiers à sauver un club de la banqueroute sans retourner plus bas que le National 1.
Le FCSM est une institution française et ses valeurs sont celles qui font la fierté de notre région. Une région ouvrière et loin du foot business. Une dimension à taille humaine et qui nous rassemble.
Retrouver un sentiment de normalité après toutes ces années de galère et de souffrance mentale sont un véritable soulagement. Sochaux incarne ce sauvetage que plusieurs clubs rêvaient d’avoir (Sedan, Ajaccio, Martigues) et n’ont pas eu cette chance. Porte-parole d’un modèle socio peu étendu en France avec Bastia ou Guingamp, c’est une version issue du cru franc-comtois qui compte s’imposer comme une référence en son genre.
Rêvons plus grand, et espérons que nous fêterons les 100 ans du club en Ligue 1 !
Crédit photo de couverture : Arthur Geillon – Douzième Homme
1 commentaire
Sauce Florian · 18 mai 2026 à 23h57
Bel article Arthur.
Quel soulagement que de revoir le FCSM remonter en ligue2.
J’espère une saison de maintien pour apprendre et ensuite l’ambition (et les moyens financiers) pour envisager la ligue1.
En 2028, ce serait magnifique mais ça risque de faire court.
Tant pis, soyons patients.