Ces petits détails qui ont fait plaisir lors de Liga Retro

Published by Mathieu Plasse (FDM) on

Pour cette 31ᵉ journée de Liga, le football espagnol nous offre une Madeleine de Proust avec sa semaine « Liga Retro ». Terminant lundi 13 avril par un Levante – Getafe, 38 clubs de Liga et Liga 2 faisaient du neuf avec du vieux en revêtissant des tuniques du passé. Comme il ne s’agissait pas que de maillots, on va vous lister tous les petits éléments que vous avez peut-être manqués.

Des arbitres plus sympas que d’habitude

Parlons quand même un peu textile pour commencer, mais pas de la manière que vous pouvez imaginer. Au-delà des joueurs, toute personne se trouvant sur le terrain à ce moment-là se mettait à la page. Notamment les arbitres, qui ont ressorti pour l’occasion leur maillot à carreaux, fleurant bon les années 90. Fort heureusement, la Liga ne nous a pas ramené Mateu Lahoz. Ce qui nous a donné une image assez formidable lors d’Osasuna – Real Betis (1-1), où Miguel Sesma Espinosa est entouré d’Hector Bellerín et Rubén García. On se croirait tout droit en 1988, la belle époque d’Alaska y Dinarama.

Quand tu t’apprêtes à mettre une douille à Mbappé. (Crédit photo : LaLiga – Facebook)

Noir et blanc jusqu’au ballon

Les quarantenaires ayant grandi avec le ballon bicolore dans la cour de récré ont dû adorer. Pour changer des ballons Puma avec des traits multicolores, ce week-end aura été l’occasion de revenir à une des bases du football d’antan. Une sphère noire et blanche, aux motifs pouvant faire penser aux cercles du fameux Tango, icône absolue des années 80 ayant accompagné de Platini jusqu’à Maradona. Forcément, comme le ballon fut une création d’Adidas, on n’aura droit qu’à une certaine imitation, la marque au félin étant partenaire de la Liga depuis 2019.

« Liga Retro » jusqu’aux compostions d’équipe

Si le Real Madrid ou le Barça (ainsi que Getafe et le Rayo) ne participaient pas à cette gigantesque opération, pour des litiges avec leurs sponsors actuels, certains clubs ont poussé le détail jusqu’au bout. Une implication qui se ressentait sur les réseaux sociaux, avec une charte graphique exclusive pour ces journées particulières. On peut penser au Real Oviedo, ayant confectionné tout un modèle digne du début de la 3D, pour faire penser aux jeux de la PS1. Que ce soit pour la composition d’équipe ou pour annoncer un but, les Carbayones en plantant trois sur la pelouse du Celta pour encore croire à son maintien.

Certains sont allés de leur habillage rétro, à l’image de la Real Sociedad pour annoncer leur match nul contre Alavés (3-3).

Y a pas que les clubs dans la vie

On a parlé des clubs, des arbitres… mais c’est l’intégralité du championnat qui s’est mis au diapason. Alors, pour nous qui devons nous contenter de la télé au lieu d’une joute à San Mamés, nous en avons eu pour notre argent. Quelques minutes avant le coup d’envoi, la Liga affichait comme elle pouvait afficher il y a une dizaine d’années. Un carré blanc avec un liseret, très semblable à ce qui pouvait se faire dans les jeux FIFA d’époque. Une ligne de conduite allant de pair avec le chronomètre, le scoreboard ou les statistiques du match. Rien à voir avec celui qu’on se tapera pour la Coupe du monde 2026.

(Crédit photo : la Liga)

Surprise sur prise

Pour dire à quel point la Liga a creusé sur les détails, il fallait regarder un des matchs du week-end. Lorsque le réalisateur avait envie de remontrer une grosse action, l’habillage n’était pas comme d’habitude. En bas à gauche de l’écran, clignotait un énorme « R », celui du mot Replay. Tout cela pour faire un effet digne du caméscope que tu avais plus jeune. Très classe. En espérant qu’Elche – Valence n’ait pas fait aussi peur que le Projet Blair Witch.

 

Antichambre, mais pas antifootball

On a beaucoup parlé des initiatives de l’élite, mais il ne faut pas oublier que ce week-end se prolongeait jusqu’à la Liga 2 ! Alors que le Depor, le Racing, Almeria ou encore Málaga se disputent un retour dans l’élite, ce sont onze autres matchs qui étaient transportés par cette folie du rétro. Une contre-soirée où nous avons eu le droit à de jolies pièces comme celles de Las Palmas ou celui sans sponsor du Real Zaragoza, à la lutte pour ne pas tomber en troisième division.

Mais le plus beau moment du week-end doit être la victoire de Burgos. Petite équipe castillane réputée pour sa solidité defensive, la Burgatti a accéléré avec une série d’invicibilité de huit matchs. Superbe forme ayant continué à El Plantio, avec une victoire arrachée contre le Sporting Gijón sur un solo de Fer Niño. But symbolique pour lui, souhaitant une seconde chance en Liga après des passages anecdotiques à Mallorca ou Villareal. Rageur, ce dernier pointe du doigt le logo qu’il défend pendant qu’il célèbre… Sauf que le logo ne se trouvait pas du tout là, le maillot ayant changé pour l’occasion. Adrenalina.

Plus blanc que blanc. (Crédit photo : Burgos CF – Twitter)

Tout cela nous fait dire : quand est-ce qu’on a droit à ça en Ligue 1 ? Que l’on retrouve l’Hexagoal, le logo Orange ou même les maillots Sécurité Routière de l’Olympique Lyonnais ?

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